Vietnam, une envie d'évasion

Il y a 6 ans par flora

Après 30h de voyage, 4 avions, 3 escales, 5h de sommeil et 2 cigarettes...me voilà enfin arrivée. Je pause le pied sur le sol vietnamien. « Xin chao ! » ou Bonjour au service de l'immigration. Si vous comptez voyager au Vietnam, je vous conseille vivement de faire votre demande de visa sur place, environ 30€ pour un séjour d'un mois, contre 90€ si vous en faite la demande au-près de l'ambassade Vietnamienne. Après quelques minutes de file d'attente, je suis officiellement autorisée à sortir de l'aéroport. Il est 15h15 à Hanoï, 6h de moins à Paris.

Il règne une chaleur incroyable. Le soleil m'accueille, les taxis aussi. De l'autre côté du passage clouté, tous s'affairent à me faire de grands signes, mais je choisi une solution plus abordable pour rejoindre le centre ville, la navette pour 2$ par personne. Il n'y a pas d'horaires de départ, elle démarre dès que c'est plein, même très plein ! En effet, après s'être installé dans cette navette complète, nous sommes surpris d'attendre encore des passagers qui prennent place entre deux sièges, assis sur des colis ou des valises. Nous voilà serrés et prêts à partir.

vietnam scoot Ce premier trajet ne s'est pas fait sans surprises. Je découvre le code de la route de ce pays...Préférer le scooter, klaxonner pour remplacer le clignotant et mettre les warning lorsque l'on va tout droit à un carrefour, priorité à droite dans les ronds points, ne pas s'arrêter lorsqu'un piéton traverse, admettre que rouler à contre sens est normal... Autant vous dire qu'avec 6,5 millions d'habitants, Ha Noï ou « la ville après le fleuve » est vivante, voire vibrante ! Je découvre alors une cité dont les maisons sont étrangement étroites et très hautes. J'apprends que les impôts sont au prorata de la largeur de la façade côté rue. Du coup, on comprends pourquoi parfois au milieu de rien, des habitations aux allures de tours surgissent de nul part. C'est moins le cas dans les campagnes, ou il y a davantage de cabanons en bois sur pilotis. hanoi2 Mais revenons à Ha Noï. Après bien des frayeurs sur le trajet, la navette nous dépose enfin dans le centre historique. Ça y est, je vagabonde dans ses ruelles, à l’abri sous des arbres aux allures de saules pleureurs, qui donnent un charme fou au lieu. Si la foule de la route avance à grande vitesse, les passants eux semblent s'être arrêtés. Assis accroupi sur les trottoirs, ou grignotant un morceau sur des minuscules tabourets à ras du sol, tout est tranquille. Je trouve mon hôtel facilement, j'ai une chambre agréable surplombant une ruelle animée mais ou les voitures ne peuvent passer. J'aperçois également la cathédrale d'Ha Noï, étrange structure noirâtre au cœur de cette ville teintée de tons chauds. Elle rappelle que les français sont tout de même restés 100 ans au vietnam, jusqu'en 1954, année de l'indépendance. lac de l'épée restituéeIci, 1€ représente 28 500 dong environ... c'est parti pour de petites prises de tête pour comprendre ce que je vais payer ! Une bière, 30 000 dong, un paquet de cigarette 10 000 dong soit 0,35 cts ! Un bon repas 35 000 dong, 20 minutes de taxi 50 000 dong...en gros, tous les petits besoins du quotidien varient entre 0,50 et 2€. Vous pouvez relativement faire confiance lorsque l'on vous donne un prix, et surtout négocier (bon, on a quand même essayé de me vendre un beignet 50 000 dollars... ) Difficile de faire une moyenne pour le logement, étant donné les écarts de prix selon la qualité de sommeil que l'on espère. Les tarifs vont de 10 à 60€ pour une nuit sur Ha Noï. Dès le lendemain de mon arrivée, je prends contact avec Huong, une vietnamienne parlant un très bon français, qui tient une chambre d'hôte dans le centre. Elle me conseille sur les destinations qui enchanteront mon séjour, et grand bonus, m'offre la possibilité de voyager gratuitement avec A, oui c'est son prénom, juste A, qui est une guide stagiaire qui doit travailler son français. C'est parti pour trois nuits dans les montagnes... riziere-vietnam 10 heures !! 10 heures de trajet pour faire 150 km.... autant vous dire que j'ai apprécié d'être encore décalée et ainsi pouvoir roupiller. Malgré la « house music version dalida gangnam style 1998 » à fond dans le bus, et le marteau-piqueur incessant des fenêtres contre mon pauvre crâne, j'ai pu dormir comme un bébé. La guide interprète qui m'accompagne me sauve. Toute tentative de communication ne serait qu'échec sans sa présence ! Ou alors en mot à mot grâce au mini dico franco-vietnamien dont je ne regrette pas l'achat. Seulement, il me faut montrer le mot voulu à mon interlocuteur, tant la prononciation est importante. Un exemple ? Le mot la. Selon le ton que vous donnerez en citant ces deux lettres, on pourra croire que vous dîtes : crier, feuille, être, fatigue, pur ou étrange... Heureusement les vietnamiens sont vraiment patient et compréhensif, et tous savent lire et écrire. Aucun problème pour parler en anglais voir en français sur la capitale, mais dans les campagnes, certains ne parlent même pas la langue officielle du pays et s'exprime dans d'autres dialecte, que même A à du mal à comprendre. HMong woman in Sapa region, North Vietnam J'ai eu la chance d'être accueilli chez l'habitant. Une famille de techniciens agricole m'héberge dans une petite chambre propre et m'offre un repas des plus raffiné. Le riz est dit « gluant », pourtant ce n'est pas le cas, il est juste exquis !! Moi qui avait tant de réticence par rapport à la nourriture asiatique (excepté les sushi évidemment!), je fus agréablement surprise. Poisson, viande, nems, soupes, légumes..tout est proposé dans des petits plats dans lesquels on pioche à l'aide des baguettes. Pour la petite histoire, on m'explique que le fait de manger avec des baguettes est une tradition venant du bouddhisme. Ainsi la nourriture est respectée puisqu'elle n'est ni piquée ni coupée, elle est juste délicatement saisie avant la mise en bouche. Enfin tout ça pour dire que le vietnam est une destination à privilégier pour les gourmands, petits et grands. vietnamese-food Je continue mon séjour par la découverte des rizières en terrasses, magnifique vestige de l'immense travail de toute une communauté. Les pieds dans l'eau, les tiges vertes tendent droit vers le ciel à perte de vue, seuls quelques chapeaux coniques dépassent des champs, ajoutant tant de poésie aux paysages. N'ayant que quelques jours pour profiter de mon voyage, je dois filer vers la baie d'Halong, passage obligé pour la touriste que je suis. Pour avoir pas mal bourlingué, je dois avouer que c'est certainement l'endroit le plus merveilleux de la planète. Ces incroyables blocs de roche sortis de nul part au milieu de cette eau couleur émeraude, ce silence, cette végétation luxuriante...tout appelle à l'émerveillement. Et quel ne fut pas mon étonnement quand je m’aperçus être presque seule au paradis. Je m’attendais vraiment à subir le tourisme de masse, alors qu'il n'en fût rien ! Quel bonheur ! Seul hic, mon appareil photo ne résista pas à l'envie de goûter les 25°c de l'eau et plongea à seulement 8 mètres de profondeur, le dernier jour de mon escapade au Vietnam. Donc les photos ne sont pas de moi, mais elles sont bien représentatives de ce que j'ai pu apercevoir le temps de quelques jours de rêves au pays du dragon. baie halong J'ajouterai que je retire de ce voyage un profond respect pour les vietnamiens, qui ont surmonté tant d'invasions, de guerres, mais qui restent si accueillants, raffinés et ouverts. A tous les voyageurs, ce périple est à faire au moins une fois dans votre vie. Vietnam baie halong baie d'halong ile de cat ba