Everest : 3 étudiants français s'engagent pour la gestion des déchets au Népal

Publié il y a 1 mois

[Article relayé par Voyager Loin]

Namasté, nous sommes 3 étudiants en école d’ingénieur : Valentin, Robin, et Olivier !

L’année prochaine on fait nos valises direction le Népal pour proposer des solutions à un problème grandissant du pays : la gestion des déchets.

Pour nous, le Népal n’est pas n’importe quel pays, avec toutes les montagnes aux alentours de plus de 8 000 m, c’est le rêve pour de nombreux montagnards. Toutefois, c’est aussi un des pays les plus pauvres du monde, qui bénéficie du tourisme, mais qui le subit également sur certains points comme la production de déchets en masse sans avoir pour autant les infrastructures pour les traiter.

Notre envie d’agir nous a poussés à nous engager sur ce sujet auquel nous sommes sensibles et c’est ainsi que nous avons formé le projet Tri-haut pour l’Everest.

Crédit : kshitizbikramthakuri

On s’est rencontré dans notre école d’ingénieurs, et ensemble on a partagé des sorties en montagne. On s’est vite rendu compte qu’on partageait le même point de vue sur la pratique de la montagne et du tourisme.

Alors, quand Olivier a évoqué l’idée du projet, Valentin et Robin ont tous deux étés emballés pour s’investir dedans.

Crédit : zone himalaya - Le tri-haut : de gauche à droite, Olivier, Valentin et Robin

Olivier c’est le sportif de la team : il déborde d’énergie ! Cette énergie est mise à profit pour la préparation d’un défi personnel (à suivre...), et le développement du projet.

Valentin, notre expert du Népal avec un trek dans les Annapurnas il y a deux ans, a également un emploi du temps bien chargé. Il se charge par exemple de la communication sur nos différents réseaux. À notre arrivée au Népal, il devrait avoir une forme olympique puisqu’il se prépare à réaliser l’épreuve ultime du triathlète : un Iron-Man.

Enfin, Robin, le montagnard, est le sherpa de l’équipe. Son expérience en montagne et son diplôme d’accompagnateur lui ont permis d’emmener les membres de l’équipe sur le toit de l’Europe : le Mont-Blanc. Il s’occupe de la partie logistique du projet.

 

Pourquoi le Népal ?

Nos recherches nous ont rapidement amenées vers le Népal, qui s’avère être un des pays les plus impactés par la production de déchets.

On s’est tourné vers les bonnes personnes, et on a rapidement rencontré Jean-Michel Jorda, le réalisateur de films de montagne et expert du Népal après plus de 20 ans de voyages dans ce pays. Jean-Michel a réalisé le film « Everest Green » il y a 2 ans, que nous avions vu et qui nous avait touchés. Nous lui avons présenté notre initiative et il a rapidement été emballé par l’idée, puis, nous a envoyé vers ses connaissances népalaises déjà engagées sur cette problématique.

Il y aura une suite au film Everest Green, portant sur notre projet, notre action concrète, et qui sera tournée durant notre aventure.

Crédit : zone himalaya - Jean-Michel Jorda, notre réalisateur et soutien du projet

De fil en aiguille, les sherpas et les organismes locaux ainsi que les alpinistes experts de la région nous ont persuadés du bienfait de la construction d’un incinérateur à Pangboche, le dernier village habité avant le camp de base de l’Everest.

Pangboche, c’est également le village d’Henry Sigayret, ce célèbre alpiniste français ayant lâché son mode de vie occidental pour fonder une nouvelle vie au Népal durant 40 ans. Nous bénéficions de son soutien et de la confiance des populations locales.

Pourquoi un incinérateur ?

Le mot incinérateur ne sonne pas forcément bien avec écologie. Mais dans la région du Khumbu, il n’y a aucune route et aucune infrastructure pour traiter les déchets, qui finissent dans les rivières où, s’ils sont descendus dans la vallée, dans des décharges à ciel ouvert.

Crédit : zone himalaya - Décharge à ciel ouvert au niveau de Kathmandou

Le fait de placer un incinérateur permettrait aux populations locales de traiter à la fois leurs déchets non recyclables et ceux des trekkeurs. Ce serait aussi un lieu permettant de collecter les déchets recyclables pour les trier et les récupérer.

Un incinérateur à cette altitude est un véritable défi technologique, car les conditions de fonctionnement ne sont pas les mêmes qu’en Europe (volume d’oxygène, énergie et matériaux disponibles...). C’est pourquoi nous nous faisons aider par des industriels spécialisés pour nous appuyer dans la conception et nous mettons à profit nos connaissances d’apprentis ingénieurs.

Crédit : tri-haut pour l'Everest - Visite chez nos partenaires spécialisés en fours incinérateurs : ATI industries

Nous serons vigilants à ne pas tomber dans un système minimaliste, car l’objectif n’est pas de rejeter la pollution des rivières dans l’air... C’est pourquoi nous intégrerons à notre système des éléments permettant une filtration optimale dans le respect des normes européennes, très exigeantes.

Notre planning

Cela fait bientôt 6 mois que nous préparons ce projet et il nous reste encore plus de 6 mois pour le finaliser. Nous partirons durant l’automne 2021, après la mousson et avant la période hivernale.

La conception et la fabrication des pièces seront faites en amont, et sur place, nous nous occuperons uniquement de l’installation. Cela se fera avec les populations locales, que nous formerons pour qu’ils puissent s’emparer du projet et être autonomes dans la gestion de l’installation.

L’association Solida’rire, appartenant à notre école également, retournera sur les lieux après nous, pour finaliser l’installation et pérenniser le projet. En effet, l’objectif étant une gestion complète des déchets, il est nécessaire d’y procéder par étape.

Le coût

Un projet d'une telle envergure est assez onéreux. Effectivement, dans une région aussi reculée que le Khumbu, la logistique et les installations sont très vite chères.

Pour le financer, nous comptons sur différents organismes. Tout d’abord, les entreprises partenaires, qui investissent dans un projet novateur, qui pourrait donner suite à d’autres projets face à la prise de conscience collective de la gestion des déchets. Ensuite, les bourses et fondations d’entreprises représentent une part importante de notre financement.

Enfin, si vous voulez nous soutenir, vous pouvez tout simplement vous rendre sur notre site dans la rubrique « soutenez-nous »

L’Everestille

Dans le cadre du projet, nous organisons un défi fou qu’Olivier s’apprête à réaliser le 13 mars : l’Everestille. Cela consiste à cumuler le dénivelé de l’Everest (8 848 m), sur le point culminant de Grenoble, la Bastille. C’est un enchaînement de 33 montées et descentes qui sera aussi proposé au public afin que chacun puisse se challenger.

Tout au long de la progression du cumul de dénivelé, nous dévoilerons les lieux par lesquels nous passerons durant notre séjour au Népal. Vous pourrez suivre en temps réel l'aventure sur nos réseaux sociaux (ci-dessous).

Crédit : tri-haut pour l'Everest

Vous pouvez participer physiquement ou soutenir le défi par l’intermédiaire de notre cagnotte disponible. Tous les bénéfices serviront au financement du projet.

Suivre l'aventure

Vous pouvez suivre l’avancée du projet sur nos différents réseaux :

Facebook : https://www.facebook.com/TriHautpourlEverest

Instagram : https://www.instagram.com/3haut/

Site web : https://trihautpourleverest.go.zd.fr/

Namasté !

chloevillemant
Par Chloe Villemant

Rédactrice en chef du site Voyager Loin. Passionnée par le voyage, je vous emmène avec moi dans une belle aventure à la découverte de notre planète ! Baroudeuse 2.0 et apprentie aventurière, je suis une ultra connectée qui prend le temps de déconnecter devant la beauté du monde.