À cause de son succès sur Instagram, ce pont autrichien est menacé par une forte affluence devenue ingérable

Publié il y a 1 semaine
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En Autriche, le pont Kebema est pris d'assaut par les Instagrammeurs qui rêvent d'une photo sur ce pont suspendu, devenu une attraction dans tout le pays ! Mais la forte affluence commence à jouer sur la protection de cet endroit qui n'est pas fait pour accueillir des centaines de personnes à la fois.

Instagram a changé notre manière de voir le monde avec des photos de voyage postées des quatre coins de la planète, nous offrant paysages sublimes et découvertes d'autres cultures. Si l'aspect se veut positif dans un premier temps, il a aussi son mauvais côté : de plus en plus de personnes veulent avoir LA photo à un endroit précis et transforment les paradis de la nature en véritable enfer sur Terre.

C'est le cas pour un pont suspendu et panoramique qui se trouve dans le Tyrol autrichien : le Kebema Panoramabrücke ou le pont Kebema qui a vu sa popularité exploser ces 3 dernières années. À la suite d'un post d'une instagrammeuse présentant le lieu, les gens ont accouru des quatre coins du monde pour se prendre en photo dans cet endroit magique, où il est possible de poser comme si on était suspendu dans le vide (c'est une illusion d'optique). L'assurance de s'offrir un cliché à rendre jaloux ses copains.

En 2019, il est d'ailleurs devenu le lieu le plus populaire d'Autriche, c'est dire la force des réseaux sociaux.

D'une longueur de 10 mètres de long et à deux mètres du sol, ce spot est l'endroit idéal pour faire du stylé sans se mettre en danger ! Mais voilà, dans cette course aux likes et aux clichés incroyables, la nature est (encore) la première à souffrir d'une affluence démesurée dans cette partie de l'Autriche

Crédit : Instagram katy.anywhere

Dans un article repris par le Courrier International, un journaliste autrichien fait le bilan catastrophique de cet engouement soudain pour ce pont : un endroit horrible où des bouchons de circulation sont fréquents avec de nombreux parkings sauvages qui détruisent les pâturages. Mais il ne s'arrête pas là, ça serait trop facile.

En plus de devoir faire presque une heure de queue (100 mètres de long) pour immortaliser le paysage, les gens doivent aussi se coltiner « les pleurs des enfants, les jeunes qui prennent une enceinte de musique ou les influenceurs impatients ». Comme ça, on aurait juste envie de rebrousser chemin dans la minute, pas vrai ?

Que faire ?
 
Les autorités du parc prennent les choses très au sérieux et pensent même à devoir réguler les passages sous forme de réservation en ligne afin d'éviter cet agglutinement néfaste pour le lieu et la nature environnante. 
 
Et vous, qu'en pensez-vous ?

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Par Chloe Villemant

Rédactrice en chef du site Voyager Loin. Passionnée par le voyage et les enjeux environnementaux, je vous emmène avec moi dans une belle aventure à la découverte de notre planète ! Baroudeuse 2.0 et apprentie aventurière, je suis une ultra connectée qui prend le temps de déconnecter devant la beauté du monde.