5 conseils pour faire du stop au féminin

Publié il y a 6 ans par

1. Souriez!

Comme dans bien des circonstances, sourire et bonne humeur sont les clés de la "réussite".

Une apparence avenante et un air sympathique incitent d'emblée les conducteurs à s’arrêter (attention toute fois à ne pas confondre sympa et sexy, au risque de devoir passer directement au conseil numéro 4). La plupart des automobilistes voyagent seuls et aspirent à un peu de compagnie et de distraction. Faire du stop n’est pas seulement un moyen de voyager économique, c’est surtout une philosophie. Celle de la rencontre. Le conducteur vous offre une place dans son véhicule, offrez-lui de partager un bon moment. Pour que l’ennui d’un trajet en solo soit remplacé une rencontre inoubliable, échangez.

2. Communiquer

Le problème de la barrière de la langue se pose parfois. Face à un routier serbe ne parlant aucun autre dialecte que le sien, que faire ?

a) Monologuer en anglais et sourire bêtement à chacun des sons sortis de sa bouche (pardon, c’est le Coca…).

b) Sortir son guide de conversation et montrer sa bonne volonté (quels sont vos passe-temps préférés?) puis à nouveau sourire bêtement à sa réponse (pour peu qu’elle soit différente de celle mentionnée dans le livre).

c) Se taire.

d) Chanter, dans toutes les langues que l’on connaît. Assumer de connaître les paroles de Dobodobodoï Dobodobodoï, I wanna be a disco boy.

Verdict : toutes ces propositions sont valables, mais notre préférence, testée et approuvée, va clairement à la réponse d).

Crédit photo: Les P'tites Poucettes Crédit photo: Les P'tites Poucettes

3. Choisissez le bon spot

Le cauchemar de l’autostoppeur est la sortie des villes. Se poster à un rond-point du centre de Rome et écrire « Trieste » sur sa pancarte a peu de chance de vous faire décoller au delà d’une trieste banlieue. C’est là qu’intervient l’accessoire indispensable, outil délaissé au profit de ses descendants hautement technologiques… La CARTE ROUTIÈRE ! Grâce à elle, vous saurez dans quelle direction se situe votre prochaine étape. Croisez ensuite ces informations avec un plan de la ville pour vous en approcher grâce au réseau urbain (bus et métros) et multipliez vos chances de trouver chauffeur à votre pouce.

Par ailleurs, en rase campagne, avoir une carte en poche permet de situer les étapes où vos conducteurs proposeront de vous déposer (Cetinje ? C’est où ?).

NB : le stop est interdit sur la plupart des autoroutes européennes, même aux péages et sur les aires… Préférez-donc les petites routes, qui permettent de découvrir les pays autrement qu’en voyant s’égrainer les noms des villes, panneau après panneau, et limitent le risque de vous retrouver coincé toute la nuit dans une station essence (qui dit petite route dit civilisation, enfin, la plupart du temps…).

4. Trust & care

A mi chemin entre la méfiance paranoïaque et l'inconscience crédule, se niche l'instinct.

Ainsi, si un véhicule inspire à l'une de nous un « mauvais pressentiment » (conducteur qui fait demi-tour ou manifestement ivre…), nous déclinons aimablement l'offre (notre meilleure excuse : « désolées, nous ne montons qu’avec des femmes »), et ce, quitte à prolonger l'attente. Cela n'arrive que rarement, mais une fois ou deux, cette règle nous a peut-être évité des situations délicates. Savoir dire NON donc.

Notre corpus législatif se compose d'une autre règle, avec laquelle nous ne transigeons en aucun cas : c’est de cesser de circuler une fois la nuit tombée. Il est important de prendre des repères dans le paysage et de distinguer clairement le visage de son conducteur.

Par précaution, nous emportons une bombe lacrymogène maintenue à portée de mains. Heureusement, nous n’avons jamais ne serait-ce que pensé à en faire usage (à tel point que nous ignorons même si elle fonctionne !).

Pour sûr, une bombe anti-moustique aurait été plus utile… Et nous aurions mieux fait de nous armer contre l'ennui… pour tuer le temps !

Crédit photo: Les P'tites Poucettes Crédit photo: Les P'tites Poucettes

5. S’amuser

Si vous avez choisi de partir en stop, c’est que vous affectionnez davantage les plans galères que les petits transats en bord de mer. Alors prenez votre mal en patience. Et pensez, lorsque vous attendrez deux heures sous 45°C, qu’au bout de l’effort, c’est sûr, une voiture climatisée vous embarquera à son bord.

Etre deux adoucit les moments de doutes, compense ceux de découragement, et surtout, pour les filles, offre une plus grande sécurité. L’autostop à deux, et au féminin, que dire… c’est la porte(ière) ouverte à toutes les rencontres. Par nature, nous inspirons confiance. Alors des femmes, des hommes, jeunes, vieux, en couple ou célibataire, en berline ou en 38 tonnes n’hésiterons pas à partager quelques kilomètres.

Tout le monde répète que le stop est dangereux, mais nous on vous l’assure, le plus grand danger, c’est la peur de l’autre.

Alors reprenez au conseil numéro 1, et levez le pouce !