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Le bike trip : des douleurs et du bonheur (2/3)

Jonathan 20 mars 2014

9h00 du matin, après une bonne nuit de sommeil et de repos dans notre chambre d’hôte de La Grave, il est déjà temps de remonter sur nos vélos. Je l’avais déjà pressenti en m’asseyant sur une chaise au moment du déjeuner, mais en remontant sur ma selle je me rends compte très vite que les premiers kilomètres vont être très dur. Je rêve d’une selle maxi confortable et même d’un coussin qui permettrait de limiter la douleur. Mais comme il faut continuer à avancer on préfère en rigoler entre nous et garder la bonne humeur.

Jour 2

Entre La Grave et le sommet du Col du Lautaret ils nous restaient environ 10 kilomètres à parcourir, le temps de mettre la machine en route, l’ascencion est difficile ! Mais à peu près une heure après notre départ on franchit enfin la première difficulté de notre itinéraire. Le bonheur procuré est intense, on en profite pour faire une pause et prendre de belles photos pour immortaliser le moment.

S’en suivra une longue descente agréable jusqu’à Briançon. Ca fait beaucoup de bien au moral de voir qu’on avale les kilomètres sans trop faire d’efforts après avoir galéré pendant de longues heures. Le répit est de courtes durée puisqu’il faut déjà s’attaquer au Col Izoard, un col hors-catégorie qui a été emprunté plus de 30 fois lors du Tour de France. Nous décidons de faire une bonne pause repas avant d’attaquer l’ascension. Comme pour le Col du lautaret, notre manque d’entraînement se fait sentir et il nous est difficile de progresser sans faire des pauses fréquentes. De mon côté je me raccroche à l’idée que dans 20kms je vais ressentir une immense joie en arrivant au sommet. Et effectivement après 4 heures d’efforts, nous découvrons un paysage quasi lunaire, il fait frais malgré le soleil et la sensation est vraiment merveilleuse. Il est à peu près 17 heures et nous décidons d’attaquer la descente, nous nous arrêterons à la prochaine ville : Château Vieille-Ville, un endroit vraiment charmant. Pour la deuxième fois nous n’avons pas la force de dormir sous la tente et choisissons de dormir à l’hôtel.

Un groupe soudé, une groupe qui avance !  ‘’Veillez à garder la bonne ambiance dans le groupe, un mot sympa, des encouragements, le respect des consignes de départ sont autant de choses qui rendront le bike trip plus agréable’’ Un groupe soudé, une groupe qui avance !
‘’Veillez à garder la bonne ambiance dans le groupe, un mot sympa, des encouragements, le respect des consignes de départ sont autant de choses qui rendront le bike trip plus agréable’’

Le fait d’avoir dormi à l’hôtel, pour une vingtaine d’euros chacun, nous a encore permis de bien récupérer et de nous sentir d’attaque pour cette nouvelle journée qui s’annonce difficile. Au programme le Col Agnel, une montée progressive de 23 kilomètres qui nous permettra d’atteindre la frontière italienne qui se trouve au sommet. Le beau temps matinal et la perspective de franchir la frontière à vélo nous motive et on avance plutôt bien. Malheureusement comme vous le savez, en montagne, le temps peut changer très vite. Ainsi, juste après la pause déjeuner alors qu’il nous reste une dizaine de kilomètres à faire jusqu’au col, les nuages s’en mêlent et un orage violent s’abat sur nous. Nous n’avons pas le choix il faut continuer à avancer mais cela nous ralenti énormément et nous faisons même le choix de pousser nos vélos.

Izoard

Jour 3

A 1 kilomètre du sommet nous atteignons le refuge et nous nous y arrêtons pour attendre une accalmie. L’occasion de réfléchir sur la suite à donner à notre journée, dormir ici, ou continuer un peu ? Finalement on décide de progresser un peu, à près tout le sommet n’est plus qu’à un kilomètre… Je crois que lorsque nous avons franchi la frontière on étaient tous les trois hyper heureux mais à cause de la pluie on n’a pas eu le temps d’en profiter comme nous le voulions. A peine le temps de prendre une photo.

Agnel

Nous attaquons la descente sous des trombes d’eau, des courants d’eau se forment et charrient des cailloux. La descente est dangereuse, comme par hasard mes freins ne fonctionnent pas bien et en plus la visibilité est réduite. En fait il n’y a plus que nous sur la route. Après quelques kilomètres de descente nous tombons sur une ferme, les habitants nous proposent de venir nous abriter, la communication est quasiment impossible mais ils nous offrent un verre de liqueur et on parvient à leur demander où nous pouvons trouver un endroit où dormir. Nous comprenons qu’un peu plus bas il y a un village, sans attendre nous repartons… l’orage se calme un peu mais nous décidons d’élire domicile à Chianale pour nous remettre de nos émotions. Au final cette étape aura été la plus courte mais également la plus intense et en plus nous sommes tombés dans un ravissant petit village, définitivement mon coup de cœur du voyage. La soirée est agréable on en profite pour faire sécher nos affaires, pour visiter le village et pour jouer aux cartes autour d’une bonne bière locale.

Jour 4

[symple_box color="green" text_align="left" width="100%" float="none"]Le plaisir de se dépasser !

Ce qui est motivant dans le bike trip c’est évidemment de partager une aventure hors du commun et de découvrir des paysages en toute liberté. Mais le plus jouissif en tout cas pour moi, c’était le moment où après plusieurs heures de galères, nous franchissions le col. Le pied total ![/symple_box]

Comme la journée précédente nous n’avons pas pu parcourir plus de 40 kilomètres nous décidons ensemble de  bien progresser durant cette journée. Le profil de l’étape nous est favorable avec beaucoup de descente mais le temps est toujours exécrable. Nous protégeons nos affaires avec des sacs poubelles pour les garder au sec du mieux possible. Nous parviendrons finalement à faire 90 kilomètres sous la pluie en terminant par un énorme orage à Mondovi vers 16h, impossible d’avancer plus.

mondovi

Encore une fois grosse réflexion, dormir sous la tente, dormir sous une devanture de magasin ou à l’hôtel. Compte tenu de la météo va pour l’hôtel une fois de plus. ‘’Quand la météo n’y est pas elle n’y est pas, pas la peine d’insister’’. Surtout que nous n’étions pas bien équipé et la douceur d’une nuit à l’hôtel garanti un meilleur rythme de croisière le lendemain.

[symple_box color="blue" text_align="left" width="100%" float="none"]Quand le temps se gâte !

Toujours prévoir dans ses bagages : imperméable ou poncho efficace, grands sacs poubelles pour protéger vos affaires, sacs de congélation avec zip pour isoler papiers d’identités et appareils électroniques de l’humidité.[/symple_box]

Dans le dernier volet de ce récit vous trouverez encore quelques conseils et découvrirez comment se sont passés les trois derniers jours du bike trip. Entre l’arrivée sur les côtes italiennes, les soucis de crevaisons, la route bloquée par un troupeau de mouton, la chute de Loïc ou encore notre première nuit à la belle étoile il y a encore pleins de choses à raconter… la suite bientôt !

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