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Mongolie : l'incroyable aventure d'un étudiant français en quête de nomadisme

Flora 9 février 2016

Eliott Schonfeld, jeune étudiant de 23 ans à la Sorbonne, a envie d'évasion : une sensation qu'il connaît bien puisqu'il voyage depuis quelques années déjà. C'est en 2011 qu'il entreprend ses premières découvertes. Son rêve ? Devenir explorateur, parcourir des mondes vierges de toute trace humaine, marcher sur des territoires inconnus et se connecter à une nature qui le dépasse. L'été dernier, il décide de se rendre seul en Mongolie pour une traversée de deux mille kilomètres en solitaire.

Une envie de nomadisme

Avant son premier voyage, il passe un hiver à travailler comme handler, éleveur de chiens, pour un camp de chiens de traîneau dans le Vercors. Sa passion pour les bêtes l'emmène en Australie où il voyagera durant six mois. C'est dans les parcs nationaux gigantesques du pays qu'Eliott passe la majorité de son temps, notamment dans le Kakadu National Park non loin de Darwin : « C'est le plus grand parc national d’Australie, j'y ai observé pendant des semaines et des semaines le plus gros crocodile du monde : le Saltwater crocodile. »

À son retour, sa passion du voyage est imprimée en lui et il ne peut plus nier son besoin de prendre la route. À présent et parallèlement à ses études, Eliott organise sa vie au gré de ses envies d'aventure. En 2013 il part pour huit mois dans le grand Nord Canadien où il sera guide de chien de traîneau avec pour décor une forêt sauvage et reculée. En 2014 il traverse l'Islande seul, du sud au nord. Mais c'est l'été dernier qu'il entreprend le plus grand périple de sa toute jeune vie d'aventurier. Eliott se décide pour la Mongolie car il apprend qu'on peut aisément y acheter un cheval, mais c'est l'idée de nomadisme qui l'attire plus que tout dans ce pays que l'on ne connaît que trop peu. 

Au plus près de la nature

Lorsque j'ai demandé à Eliott pourquoi il avait choisi cette destination, voici ce qu'il m'a répondu : J’ai sans arrêt diverses idées de voyages en tête. Un documentaire, une photo, un paysage, un animal, un témoignage de voyage, peut faire naître en moi une fixation sur un pays pendant plusieurs semaines. Je passe beaucoup de temps à scruter des cartes du monde pour sonder mes envies et je reste parfois des nuits entières sur Google Earth pour trouver des lieux inconnus et imaginer des expéditions que j’aimerais réaliser. Mais en général une idée se précise et commence à se distinguer des autres, juste avant un autre voyage. Par exemple, c’est une semaine avant de partir découvrir l’Islande l’année dernière, que j’ai commencé à m’intéresser sérieusement à la Mongolie. Et juste avant mon départ en Mongolie, j’ai décidé de partir en Alaska cette année pour rencontrer des grizzlys.

Mais ceci est une autre histoire, pour le moment revenons au projet d'Eliott, le jeune homme compte donc passer trois mois en Mongolie, parcourir à cheval les steppes du nord pour rencontrer des nomades avant de finir seul à pied, et marcher 700 kilomètres dans le désert de Gobi en autonomie complète. À la suite de cette incroyable épopée, il nous offre une vidéo de son voyage que voici, frissons garantis : 

Un voyage au trot

S'il décide de voyager à cheval ce n'est pas un hasard. Pour lui, ce mode de transport à toujours été celui des grands explorateurs qui l'inspirent mais surtout, il fait toujours en sorte d'éviter les moyens motorisés pour barouder. Mais du cheval, Eliott n'en a jamais fait, c'est donc une approche vierge de toute connaissance qui a dû lier les deux voyageurs, leur permettant de s'apprivoiser mutuellement au cours des premières semaines de leur aventure.

En Mongolie, m'apprend Eliott, les chevaux n'ont pas de nom. La culture fait qu'ils sont essentiellement considérés comme des animaux de ferme, les nomades entretiennent des rapports très différents de ceux qu'on les européens avec leurs animaux domestiques. Mais le cheval d'Eliott écope d'un surnom : numéro 6, car sa cuisse droite est marquée de ce chiffre. « je lui parlais régulièrement, je le traitais comme un pote sauf qu’il ne comprenait rien. » Jour après jour, Eliott et numéro 6 avancent ensemble dans la steppe.

 

La rencontre au cœur de l'aventure

Dans le sac à dos de l'étudiant, on trouve une tente pour dormir en pleine nature, un couteau qui sert pour à peu près tout, une boussole, des cartes de la région, un appareil photo, deux caméras, un téléphone satellite, un carnet de voyage et quelques livres inspirants d'autres explorateurs.

Au bout d'un mois, notre héros voyageur traverse une chaîne de montagnes et se retrouve au milieu de nulle part, n'apercevant aucune âme sur sa route durant plus de quatre jours. On peut le comprendre, à ce moment-là Eliott se sent seul et surtout, il ne lui reste que peu de vivres : « Je manque de nourriture et j’espère croiser des nomades rapidement pour reprendre des forces et trouver un peu de compagnie, la conversation avec mon cheval est limitée, il ne fait aucun effort. La faim me taraude, mon cheval en revanche est le plus heureux du monde : de l’herbe à profusion, due à l’absence des nomades et de leurs troupeaux »

Un énième soir où il s'apprête à planter sa tente le ventre vide, il aperçoit enfin ce qui ressemble à une yourte au loin. La rencontre qui suivra alors restera l'un des plus beaux moments du voyage d'Eliott.

Il fait la connaissance d'une famille d'éleveurs, un couple âgé et leurs cinq petits-enfants qui ont tous moins de 10 ans, les têtes les plus mignonnes de tout le pays, précise l'aventurier. Un lien très fort s’est créé en très peu de temps : "J’aide à la traite des yaks, je joue au foot avec les enfants et on se baigne tous ensemble dans la rivière. L’espace d’un instant j’ai vraiment l’impression d’être avec mes petits cousins ou mes petits frères. Le soir on dîne ensemble sous la yourte, les enfants tous blottis contre moi. Le lendemain matin, juste avant de partir, deux des petits garçons me sautent au cou pour me dire au revoir, la grand-mère me prend dans ses bras pendant de longues secondes ce qui est très rare avec des étrangers."

 

Une fabuleuse traversée

Après être monté à cheval chaque jour durant un mois et demi et cotoyé les nomades, Eliott sent qu'il est temps de rejoindre le mythique et intriguant désert de Gobi. Il vend donc son cheval à une famille d'éleveurs de yaks à côté du village d'Ouliastai. "Le monsieur à qui je l’ai vendu avait l’air très content. Mon cheval aussi, je crois qu’il en avait un peu marre d’être avec un touriste." 

S'il quitte son compagnon de voyage, c'est pour gagner en indépendance et rejoindre le désert qui aurait été hostile pour l'animal. La traversée du géant de sable et l'ascencion de ses dunes n'ont fait que confirmer à Eliott ce qu'il savait déjà : il est capable de tout réaliser, même ses rêves les plus fous, à condition de trouver régulièrement de l'eau…

Car ce n'est pas un voyage sans risque qu'il a entrepris. En effet, le désert de Gobi et ses paysages lunaires, sont réputés pour être l'un des endroits les plus inhospitaliers de la planète. Mais il parvient en trente-quatre jours à réaliser cette merveilleuse traversée. 

Une vie d'explorateur

Depuis ton retour, as-tu déjà de nouveaux projets d'aventure en tête, Eliott ?

"J’ai plein de nouveaux projets en préparation. Cet été je pars dans le grand nord pour 3 mois. Je prévois depuis maintenant 3 ans de traverser les 5000 kilomètres de l’Himalaya en 2017, du Pakistan au Tibet, seul et à pied. Après ça j’ai très envie de survivre seul pendant 6 mois et l’aide d’un seul outil (un couteau) sur une île déserte dans le Pacifique Sud. Sinon dans quelques années je sais que j’aimerais beaucoup préparer une expédition en chiens de traîneau, ça me manque beaucoup les chiens nordiques. En ce qui concerne mon dernier voyage en Mongolie, il y a aussi un moyen-métrage et un livre qui vont sortir dans un ou deux mois !"


Nous avons tous hâte de suivre les prochaines explorations d'Eliott Schonfeld sur sa page facebook et son site internet, avant de découvrir son film et son livre. 

 

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