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Édimbourg, le joyau culturel et architectural de l'Écosse

Corentin Vilsalmon 11 juin 2015

Sous les clichés de la météo pas toujours clémente se cache une région ô combien sauvage et magnifique : l'Écosse. Pour compléter ce tableau, comme un véritable joyau de la couronne, sa capitale, Édimbourg, qui offre une expérience sensorielle extraordinaire dans laquelle il y a à boire et à manger, au sens propre comme au figuré.

Édimbourg, cité chargée d'Histoire

Tout dans Édimbourg (prononcé "édinbrah" par les Écossais) témoigne de sa riche histoire : culturelle, architecturale, littéraire... En tant que capitale de l'Écosse, elle tient son rang et a de nombreuses choses à raconter, en particulier lorsque les Anglais s'en mêlent, et son histoire est intimement liée à celle du pays.

Devenue capitale de la région au 15ème siècle, Édimbourg abrite le Parlement écossais, le National Museum écossais, ou encore la National Gallery écossaise et, bien sûr, était le siège de la monarchie écossaise avant sa disparition.

Les origines de la citadelle, autour de laquelle la ville s'est peu à peu agrandie, peuvent remonter assez loin : des preuves archéologiques témoignent d'une occupation préhistorique à partir de l'Âge de Bronze. Bien plus tard, aux premiers siècles de notre ère, ce sont les Romains qui ont occupé la région tout en cohabitant avec la tribu celte des Votadini (ou Brythonic) dont les descendants construisirent un château-fort baptisé Din Eityn, qui deviendra finalement Édimbourg. C'est à cette époque, au 7ème siècle, que remonte la plus ancienne trace de château sur ce lieu.

Ce n'est qu'au 12ème siècle que la cité d'Édimbourg devient réellement un bastion écossais, l'une des premières municipalités royales. Au fil des décennies et des siècles, le château devient le lieu de règne des rois écossais et le théâtre d'importants événements historiques comme les guerres d'indépendance ou encore lors de la capture de la reine Mary Stuart.

Édimbourg, cité fortifiée

Toute Histoire est liée à l'architecture et, comme pour les strates d'un arbre, on peut repérer différentes époques à travers la façon dont sont construits les bâtiments d'Édimbourg.

En soi, l'Écosse a tout d'une Bretagne plus étendue et plus sauvage : la météo y est encore plus changeante ; le relief breton pâlit un peu face aux paysages vallonnés des fameux Highlands où se promènent librement plusieurs millions de moutons, etc. Mais surtout, c'est en explorant la capitale écossaise d'Édimbourg que l'on peut voir des similarités avec les villes fortifiées bretonnes comme Saint-Malo ou encore Dinan.

La différence majeure (outre le pays, la langue, la culture) est que la vaste majorité de la cité a été construite non pas avec du granit mais avec du grès, fourni par une carrière située non loin de là et aujourd'hui complètement épuisée au point qu'elle a été remplacée par un supermarché. Grâce à cette roche, les bâtiments sont facilement reconnaissables : couleur sable, d'un blanc un peu ocré. Une roche qui doit composer avec les dépôts de suie provenant des nombreuses cheminées de la ville et qui rendent les immeubles, vieux comme modernes, noircis, presque sales, comme si des traces de pluie ineffaçables s'étaient incrustées dans la roche.

Tout autour du château ont subsisté des murs d'enceinte, des remparts et autres tourelles qui se fondent finalement dans l'environnement, ce qui donnerait presque l'impression de voir de nombreux autres donjons un peu partout dans le district d'Old Town, la vieille ville. On y trouve également de nombreux monuments, plusieurs tours aux airs de flèches de cathédrales gothiques. La véritable cathédrale Saint Giles, située au centre de la vieille ville à quelques mètres du château passerait presque inaperçu : on est loin de la grandiloquence de Notre Dame de Paris et de ses deux tours imposantes. Ici, l'édifice est un peu plus tassé sur lui-même mais se distingue tout de même par son architecture très marquée. Ce musée d'architecture à ciel ouvert est complété par le fameux Royal Mile, l'avenue ancestrale qui relie le château au reste du quartier d'Old Town du long de son tracé recouvert de pavés résonnants et lustrés par les siècles.

Plus on s'éloigne d'Old Town pour aller dans le district de New Town (la nouvelle ville), plus l'architecture se modifie, évolue pour coller à la mode géorgienne du 18ème siècle et sa volonté d'agrandir Édimbourg pour pallier les problèmes de surpopulation aux alentours du château. C'est aussi dans ce district que se trouve l'un des plus beaux endroits de la ville, une sorte d'oasis de nature et de tranquillité au beau milieu du centre-ville : le Dean Village et la promenade qui entoure le Water of Leith, l'un des principaux fleuves qui traversent Édimbourg. Ici, les habitants et touristes peuvent se promener en oubliant presque qu'ils se trouvent au beau milieu de la capitale écossaise : pas un bruit de voiture à l'horizon, il n'y a que les sons du fleuve et de la nature à écouter. Si calme que les hérons y vivent en toute tranquillité, comme dans une bulle.

La ville ressemblerait à une sorte de patchwork de différentes époques et d'inspirations diverses que l'on n'aurait pas imaginé à cet endroit. C'est le cas des édifices qui surplombent une autre colline de la ville : à quelques mètres de la colonne hommage à l'amiral Nelson se trouve une colonnade bien singulière qui ressemble fortement au Parthénon athénien. D'où ce surnom surréaliste d'Athènes d'Écosse que certains n'ont pas hésité à lui attribuer (qui est également dû au fait que la ville est rapidement devenu un centre culturel important de la région au 18ème siècle).

Le Water of Leith

Édimbourg, cité littéraire

La culture écossaise fait partie intégrante de la vie de la ville mais, même si elle concerne de nombreux aspects, c'est surtout l'attrait littéraire qui transparaît le plus en visitant Édimbourg. Là-bas, on est fier de cette culture et on est fier d'avoir vu naître ou d'avoir accueilli de grands auteurs.

C'est ainsi que trônent en plein milieu de la fameuse avenue Royal Mile plusieurs statues mettant à l'honneur le philosophe David Hume, mort à Édimbourg, ou encore l'autre philosophe et économiste Adam Smith, également mort à Édimbourg ; pour ne citer qu'eux. Ce n'est donc pas pour rien que la ville a finalement été surnommée l'Athènes d'Écosse : c'était un véritable carrefour de culture, d'échange et de savoir. Elle l'est encore aujourd'hui, comme le prouvent justement les quelques monuments à la gloire de ces intellectuels et écrivains.

Ce n'est pas tout bien sûr, parce que parmi les héros littéraires d'Édimbourg se trouvent Robert Louis Stevenson, le célébrissime auteur de l'Île au trésor ou du Docteur Jekyll et Mister Hyde, et le grand poète écossais Robert Burns. Tous deux, ainsi que l'auteur Walter Scott, sont spécialement mis à l'honneur dans un musée que tous férus de littérature se doivent de visiter : le Writer's Museum (littéralement Musée des écrivains).
Sans parler bien sûr de Sir Arthur Conan Doyle, l'homme derrière le détective Sherlock Holmes, natif d'Édimbourg et qui, par conséquent, possède lui aussi des monuments et lieux à son honneur.

Plus proche de nous, c'est aussi là que l'auteur J.K. Rowling a commencé à écrire sa saga Harry Potter. Le café où elle passait ses journées à écrire le premier tome des aventures du jeune sorcier est désormais une étape importante pour tous les fans qui veulent faire un pèlerinage là-bas. Le cimetière qui a inspiré les noms de nombreux personnages est situé non loin, et les établissements scolaires (où sa fille y ferait ses études) qui ont inspiré l'immense château de Poudlard sont également à proximité. Mais ce n'est pas tout puisque J.K Rowling habite toujours Édimbourg et il est possible de la croiser au détour d'une rue.

Ville de littérature par excellence, près d'une cinquantaine d'éditeurs s'y sont installés. En plus de cela, Édimbourg peut se targuer d'organiser chaque année le festival international du livre (créé en 1983 et bisannuel, le festival est passé annuel en 1997). Celui-ci réunit plus de 700 auteurs du monde entier, organisant 800 événements pour les adultes comme pour les enfants pendant trois semaines, en août. Mieux encore, Édimbourg a la première à être nommée "Ville de la Littérature" par l'UNESCO, en 2004.

The Elephant House, le café où J.K. Rowling a écrit le premier tome d'Harry Potter

La statue de Sherlock Holmes

Le festival international du livre sur Charlotte Square


D'un point de vue plus personnel, ça ne risque d'étonner personne si je dis que je suis tombé amoureux de cette ville, mais aussi de la région écossaise en général, qui offre beaucoup de choses à découvrir (pour plus d'informations n'hésitez pas à visiter le site de Jet tours). J'ai sûrement eu de la chance puisque lors de ma visite, le Soleil était de la partie, ce qui n'a fait qu'embellir cette ville déjà superbe. Les gens sont accueillants, n'ont pas l'air de se prendre la tête et sont fiers de leur ville (et capitale). L'architecture, comme je l'ai exposé plus haut, est à couper le souffle.

Je n'ai pas eu l'occasion de faire le tour complet de la ville mais ce que j'ai pu en voir était vraiment exceptionnel : beaucoup de verdure au milieu des immeubles, la vue du château de loin, perché sur sa colline ; la ville pendant la nuit, etc.

Il y a énormément de détails que je n'ai pas eu l'occasion de mentionner (et qui prendraient beaucoup plus de lignes) et qui ajoutent à l'attrait de la ville, des recoins à explorer, des lieux à visiter. Bref, j'y retounerai... Et vous aussi peut-être ?

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