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La Tasmanie, une Beauté Sauvage et Intense

Nathalie 1 mars 2014

Avant les dessins animés de Tex Avery et son célèbre personnage Taz, la Tasmanie était sans doute difficile à pointer sur une carte. Ce joyau de nature sauvage situé au Sud de l’Australie offre bien des surprises. Un tiers du territoire est classé patrimoine mondial de l’UNESCO et on peut comprendre pourquoi après avoir sillonné l’île.

Les températures ne grimpent guère au-dessus des 25 degrés en été et un vent glacial du Pôle Sud quasi-permanent nous rappelle que nous sommes dans la zone des quarantièmes rugissants. Ca décoiffe mais le voyage en vaut vraiment la chandelle.

Sa richesse géologique incroyable, parfois similaire à la Russie ou à l’Argentine, offre des paysages différents d’une région à une autre.

Diable de Tasmanie - Crédit: Nathalie Astruc Diable de Tasmanie - Crédit: Nathalie Astruc

Le plaisir des randonneurs…

La Tasmanie est un pays qui se découvre à pied (ou en 4x4). Pour les voyageurs randonneurs, veillez à bien nettoyer vos chaussures de marche et votre matériel de camping si vous avez été en Nouvelle-Zélande ; il existe des risques de contamination, notamment celui de Didymo (algue d’eau douce). La meilleure période pour profiter d’un temps plutôt clément est de fin novembre à mars. Cependant, il n’y aucune garantie de beau temps. Il peut arriver qu’il pleuve dru pendant deux semaines en plein été.

Parmi les nombreuses randonnées et marches, certaines ont retenu mon attention.

La marche vers les « Lanterns » dans le Tasman National Park est magnifique. Elle part du camping de Forterescue Bay, une baie qui semble vierge de toute trace humaine. Seule la température nous rappelle que nous ne sommes pas dans une région tropicale. Cette piste longe la baie sur un relief montagneux puis descend et remonte sur une péninsule étroite. La fin de cette marche fait l’effet d’être sur une proue de bateau au-dessus de l’océan ; l’endroit parfait pour incarner Leonardo ou Kate l’espace d’un instant…Certains passages sont très abrupts et c’est d’ailleurs un endroit très prisé pour l’escalade. Je la déconseille donc aux personnes sujettes au vertige.

La randonnée de Wineglass Bay (Freycinet National Park) fait partie des étapes clés. Elle reste accessible à tous les âges et toutes les conditions jusqu’au point de vue sur la baie. Je vous conseille tout de même de faire la grande boucle qui vous emmènera du point de vue, à la plage en passant par une forêt puis une autre plage et enfin une belle balade près des parois rocheuses. A noter que cette boucle nécessite d’être en bonne forme.

Wineglass Bay - Crédit: Nathalie Astruc Wineglass Bay - Crédit: Nathalie Astruc

Cradle Mountain est un rendez-vous immanquable en Tasmanie. Plusieurs randonnées partent depuis ce lac entouré de montagnes majestueuses. Vous pouvez uniquement faire le tour du lac ou bien choisir de grimper sur les cimes. L’ « Overland Track » permet en plusieurs jours de rallier Cradle Mountain au lac Saint-Clair. Attention cependant aux changements de temps brutaux. C’est l’île des extrêmes et en l’espace de 10 à 15 minutes, j’ai expérimenté le soleil, la pluie et la neige lors de ma randonnée à Cradle Mountain. J’ai foulé les dernières neiges le matin et l’après-midi, les sommets étaient entièrement à nu.

La gestion des parcs nationaux tasmans est sans doute parmi l’une des meilleures au monde. Vous devez simplement vous acquitter de quelques dizaines de dollars pour avoir accès à la totalité des parcs (hormis Cradle Mountain qui requiert un pass spécial). L’accueil et le professionnalisme des rangers rendent l’expérience très agréable.

Cradle Mountain - Crédit: Nathalie Astruc Cradle Mountain - Crédit: Nathalie Astruc

Une faune unique

Le fameux diable de Tasmanie est la star de la vie sauvage tasmane. C’est une espèce très protégée en raison d’un terrible cancer. Les espèces intrusives comme les chats et les renards menacent également toute la faune locale. Beaucoup de sanctuaires vous proposent de voir les animaux sauvages de plus près, sans qu’ils soient enfermés dans des cages et tout en respectant leur rythme de vie et liberté. Nourrir des animaux à la main sans qu’il y ait de barrières est un moment magique. Je recommande à ce sujet le sanctuaire Natureworld a Bicheno (côte Est, après le Freycinet National Park)

Le quoll est à mi-chemin entre un furet et un chat. Son pelage roux a pois blancs en fait une créature d’un autre monde. Il est très timide et donc très difficile à observer en dehors des sanctuaires animaliers.

La faune n’est jamais vraiment très loin mais son activité est majoritairement nocturne. J’ai eu l’occasion de sentir quelque chose renifler et gratter contre la tente une nuit dans le Freycinet National Park et j’avais bien trop peur pour oser ouvrir et observer de quoi il s’agissait. Des traces de terre découvertes le matin confirmaient une visite nocturne mais nous ne saurons jamais l’identité de ce mystérieux visiteur… Peut-être s’agissait-il d’un wombat ? Cette espèce ne craint pas de se balader non loin des hommes. Une autre espèce n’a pas froid aux yeux : les pademelons (une espèce de marsupial qui a l’allure d’une souris géante). L’un d’entre eux m’a quasiment chipé mon sandwich au beau milieu d’un camping du côté de Port Arthur !

Des sorties nature pour les enfants (et les grands enfants)

Sans prendre un équipement lourd et partir pour plusieurs jours, certaines étapes feront le bonheur des enfants. Je conseille un arrêt aux grottes de Marakoopa. Le phénomène n’est pas unique dans la région mais vaut le détour, notamment pour les enfants (mais aussi les grands rêveurs). Dans cette grotte, pas forcément accessible toute l’année en raison des crues, des vers luisants vivent au plafond et vous donnent l’impression d’être sous un ciel étoilé éternel.

Une balade dans la forêt d’arbres géants à la Styx Big Tree Reserve permet de découvrir de très belles cascades au passage.

… et des bons vivants

Les produits laitiers de Tasmanie sont réputés en Australie. Le fromage tasman est gage de qualité au niveau national. King Dairy Island, Tasmania Heritage, Bruny Island ou encore Ashgrove Farm sont des marques phares. Je vous conseille de goûter le brie bleu. Je ne n’étais pas forcément une grande amatrice de bleu, le Bleu d’ Auvergne et autre Roquefort étant trop forts pour moi. Mais le brie bleu m’a convaincue et m’a même poussé à tester d’autres types de fromages plus forts.

J’ai aussi goûté la meilleure crème glacée de toute ma vie en Tasmanie (et là, je suis grande amatrice) ; je conseille vivement de goûter la glace Valhalla. La Tasmanie produit aussi de très bons vins tels que des Pinot noirs au nez délicat et de nombreux vins blancs (Chardonnay, Riesling, Sauvignon Blanc, Pinot Gris) mais surtout des mousseux d’excellente qualité.

Wineglass Bay - Crédit: Nathalie Astruc Wineglass Bay - Crédit: Nathalie Astruc

Une histoire forte

Port Arthur est un endroit d’une beauté à couper le souffle. Penser aujourd’hui que des hommes étaient torturés et emprisonnés dans ce cadre de verdure relaxant est presque impensable. Seuls les murs sont là pour témoigner de ce passé sombre. Je conseille une expérience en particulier : rendez-vous à l’asile et gardez le silence pendant votre visite. Vous aurez l’occasion d’apprécier quelques surprises ! Le musée dans le bâtiment principal est très bien conçu et parfois criant de vérité. On pourrait presque se prendre au jeu…mais non, nous sommes aujourd’hui des hommes libres !

L’île a aussi un passé très sanglant pour avoir quasiment éradiqué la population aborigène locale et déporté les survivants sur une île voisine, Flinders island. La « Guerre noire » (« Black War ») a été répertoriée comme l’un des premiers génocides modernes. Une marche près du lac Saint-Clair revient sur cette histoire.

La Tasmanie a aussi un passé minier comme en témoigne les petites villes de Queenstown et Beaconsfield. Le musée de Beaconsfield vaut le coup d’œil. Je n’étais pas trop emballée par cette visite avant de la commencer mais elle a finalement été l’une des plus intéressantes de mon séjour. Elle permet notamment au visiteur de revivre l’effondrement de la mine en 2006. La Tasmanie continue d’exploiter des filons mais généralement offshore.

La Tasmanie mérite donc un séjour d’au moins 2 semaines minimum pour pouvoir profiter des étapes indispensables. La variété des activités et des paysages en font une étape de choix en Australie.

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