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Cam Linh, objectif voyage ! Trip lomographique d'une backpackeuse en Asie jusqu'au Transsibérien

Markovic 11 octobre 2015

Parisienne, passionnée d'art en général et autodidacte, Cam Linh est une voyageuse avant d'être photographe. Depuis toute jeune, elle rêve de partir avec son sac sur le dos, de liberté, de découverte, de faire ce qu'elle veut et d'assumer ses choix.

Alors, lorsque son frère lui offre un Fisheye vert fluo à son retour de New York, elle tombe littéralement amoureuse de ces appareils argentiques en plastique de la gamme lomography.

 

Elle commence ses expérimentations à Paris et en voyage. L'attente et la surprise du résultat photographique la stimulent. Chaque développement est un cadeau qu'elle s'offre volontiers. Elle ne retouche jamais ses photos prises au hasard des rencontres et de son humeur.

Début 2013, elle gagne un appareil lomo La Sardina dans un concours puis elle décide de partir durant 6 mois arpenter l'Asie avec pour seul compagnon ses deux appareils lomographiques : son Diana Zebra F+ et Sa Sardina.

 

« Le sentiment que l'on a au moment de la prise de vue doit se ressentir sur la photo. Les sentiments doivent passer à travers une photo comme à travers une rencontre. »

 

© Cam Linh Huynh - Diana F+ / Bangkok

 

Cam Linh débute son trip en Birmanie puis Chine, Thaïlande, Vietnam ou encore Laos et Cambodge. Avec comme plaque tournante la Thaïlande pour développer ses photos et acheter des nouvelles pellicules. La Thaïlande est un grand pays de la photographie dans lequel l'argentique à toute sa place. On y trouve des lieux pour développer les photos et ainsi éviter d’abîmer les pellicules.

Comment rendre son voyage différent ? Cam Linh hésite, l'humanitaire ? Pourquoi pas. Finalement, au culot elle va chercher sur internet comment exposer ses photos : « Il faut croire en soi sinon qui va croire en moi ? Il faut se convaincre de pouvoir faire les choses » et ainsi elle dépose un dossier et expose à Singapour, sa 1ere exposition photo, présentant des clichés alternatifs de Paris. Elle reçoit un accueil chaleureux des locaux et des voyageurs du monde entier.


Un voyage réussi, comme une photo, est dû beaucoup au hasard et aux rencontres. L'environnement d'une photo est aussi important que le monument saisi. « Le sentiment que l'on a au moment de la prise de vue doit se ressentir sur la photo. Les sentiments doivent passer à travers une photo comme à travers une rencontre. »

© Cam Linh Huynh - Diana F+ / Joueur de carte en Chine


La lomographie se détache de tous les codes de la photographie et revendiquent certains défauts comme un vignettage prononcé, les sujets non cadrés ou encore des clichés sans prendre en considération la lumière. Il n'y a aucun montage, aucune retouchage et les appareils lomo permettent une superposition de clichés pris l'un sur l'autre et donne ainsi un aspect irréel à un endroit que l'on connait ou pas. Ce style photographique invite au voyage et à l'abandon visuel et intellectuel.

© Cam Linh Huynh - Diana F+ / Birmanie

 

Même si elle s'estime voyageuse avant d'être photographe, l'approche lomographique de Cam Linh est liée au voyage car dans le voyage comme dans la photo elle apprend à échouer, à relativiser, à accepter et à faire mieux la prochaine fois. « Si une photo est ratée, elle est ratée...si un monument est fermé...il est fermé ».

© Cam Linh Huynh - Diana F+ / Tokyo

 

Après son exposition à Singapour, Cam Linh a continué son road trip en Inde, aux Philippines puis au Japon afin d'obtenir son visa pour la Russie. Son voyage retour est comme dans un rêve, traversée de la Mongolie avec le Trans-Mongolien de Pékin à Oulan Bator. Puis retour en Europe via le Transsibérien à partir d'Irkoutsk.

© Cam Linh Huynh - Tudor La Sardina / A bord de Transmongolien

 

« C'est génial, c'est l'un des meilleurs moment du voyage, c'est tellement irréel ». A propos du voyage en Transsibérien

 

De nombreux russes prennent ce train et ils ne comprennent pas la fascination des touristes pour le Transsibérien.

La 3e classe est propice aux rencontres, tout est ouvert, il n'y a aucune intimité. Durant 5 jours, la vie s'organise dans le train comme dans un village, les voyageurs s'invitent à manger, discutent, boivent de la vodka à pas d'heure. On y croise tout type de populations. « Une école de cirque profitait du voyage pour s’entraîner dans le wagon, des personnes rendaient visite à de la famille, d'autres sortaient de prison...un mélange incroyable » et éclectique avec comme seuls étrangers Cam Linh, un uruguayen et un Sud Africain. Les sensations dans le train sont incroyables et on se sent très bizarre, mélanges d'odeurs et de rencontres. Le soleil ne se couchant jamais vraiment sans parler du décalage horaire.

© Cam Linh Huynh - Tungsten 64 La Sardina / La vie à bord du Transsibérien

 

Le retour au train permet de prendre le temps, de se rendre compte à nouveau des distances et des efforts qu'il faut faire pour atteindre son but...un peu comme dans la photo argentique.

© Cam Linh Huynh - Diana F+ / Birmanie

 

En 6 mois de voyage, Cam Linh a utilisé plus de 60 pellicules. Sur une pellicule de 36, en moyenne 5 à 6 photos son conservées. Mais tout est question de subjectivité. « On retrouve des pépites jetées à la poubelles, à l'inverse certaines photos nous tiennent à cœur alors qu'elles sont complètement ratées ».

Depuis ce périple, Cam Linh a participé à un concours « Ma vie autour des Halles ». Classée 10e, sa photo lomographique a été exposé avec d'autres artistes lors des travaux à Chatelet. Elle a exposé aussi à la maison du Japon en présentant ses photos sur le thème « I love Japan ».

© Cam Linh Huynh - Tungsten 64 La Sardina / Chatelet Les Halles

 

Dès qu'elle le peut, Cam Linh par en voyage. Dernièrement, Israel, Sénégal Islande et des capitales européennes ont croisé les objectifs en plastique de la lomographe.

Entre ses voyages et ses expositions, Cam Linh travaille au sein d'un aéroport, sûrement pour être, a sa manière, toujours en lien avec le voyage, prête à partir, sac sur le dos, appareil lomo la main...

 

Quelques expositions à l'étranger, un article, quelques distinctions plus tard, Cam Linh vient présenter actuellement une nouvelle série «Rouge» saisissant les parisiens sur le vif le long du bord du Canal Saint Martin. Celle-ci vient compléter sa série de classiques de Paris.

Venez la rencontrer ainsi que certaines de ces œuvres jusqu'au 17 octobre à La Passerelle, Thé Art Café, 48 bis quai de Jemmapes à Paris.

 

Facebook : https://fr-fr.facebook.com/CamLinhLomographe

Méli-mélo de photo lomographique de la baroudeuse :

Copyright photo : © Cam Linh Huynh - appareils photos "Diana F+" et "La Sardina" / 1-2-3 Birmanie, 4-5 Lac de Hangzhou Chine, 6-7 Mongolie

 

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